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sábado, 14 de maio de 2005

 
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Le Simourgh


Foto de R. Muna


Le Simourgh est un oiseau immortel qui niche sur les branches de l'Arbre de la Science; Burton le compare à l'aigle scandinave qui, selon l'Edda de Snorre, a connaissance de beaucoup de choses et niche sur les branches de l'Arbre Cosmique, qui s'appelle Yggdrasill.
Le Thalaba (1801) de Southey et La Tentation de saint Antoine (1874) de Flaubert parlent du Simorg Anka; Flaubert le ravale à un serviteur de la reine Balkis et le décrit comme un oiseau de plumage orangé et métallique, de petite tête humaine, pourvu de quatre ailes, des serres d'un vautour et d'une immense queue de paon. Dans les sources les plus anciennes le Simourgh a plus d'importance. Firdousi, dans le Livre des Rois, qui recueille et versifie d'anciennes légendes de l'Iran, en fait le père adoptif de Zal, père du héros du poème; Farid ed-Dîn Attâr, au XIII siècle, en fait un symbole ou une image de la divinité. Ceci arrive dans le Mantiq al-tayr (Colloque des oiseaux). L'argument de cette allégorie, composée de quelque quatre mille cinq cents distiques, est étrange. Le lointain roi des oiseaux, le Simourgh, laisse tomber au centre de la Chine une plume merveilleuse; les oiseaux, lassés de leur présente anarchie, décident de le rechercher. Ils savent que le nom de leur roi veut dire trente oiseaux; ils savent que son alcazar est dans le Caff, la montagne en cordillère circulaire qui entoure la terre. Au commencement, quelques oiseaux prennent peur: le rossignol allègue son amour pour la rose; le perroquet, la beauté qui est la raison pour laquelle il vit en cage; la perdrix ne peut se passer des collines, le héron des marais et la chouette, des ruines. Ils entreprennent enfin l'aventure désespérée; ils dépassent sept vallées ou mers; le nom de l'avant-dernière est Vertige; la dernière s'appelle Anéantissement. Beaucoup de pèlerins désertent; d'autres meurent durant la traversée. Trente, purifiés par leurs travaux, atteignent la montagne du Simourgh. Ils le contemplent enfin: ils s'aperçoivent qu'ils sont le Simourgh, et que le Simourgh est chacun d'eux, et eux tous.
Le cosmographe Al-Quazwînî, dans ses Merveilles de la Création, affirme que le Simorg Anka vit mille sept cents ans et que, quand le fils a grandi, le père allume un bûcher et se brûle. Ceci, remarque Lane, rappelle la légende du Phénix.

J.L. Borges e Margarita Guerrero in Le Livre des Êtres Imaginaires, 1978.



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