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segunda-feira, 5 de setembro de 2005

 
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Ouvindo:



Edouard Bineau, Exodus, Night Bird Music, 2002.

Ne nous racontons pas d'histoires. Il n'y a décidément que trois types de jazzmen. Il y a d'abord tous ceux qui jouent au jazz comme on joue à la marelle ou au flipper. Ces instrumentistes appliqués connaissent plus ou moins bien les règles et les contraintes de cette langue vivante, mais en ignorent toutes les urgences et exigences intimes. Avec eux triomphe le jazz sans le jazz. Sans cette nécessité intérieure qui doit l'animer et l'enflammer. Il y a ensuite ceux qui jouent du jazz. Ce sont des musiciens souvent habiles et brillants qui, outre la syntaxe et la grammaire, connaissent (vainement!) sur le bout des doigts tout le répertoire et l'histoire du jazz, mais craignent toujours, au saut de l'improvisation, de se livrer vraiment et de s'approprier en toute liberté cette musique vive pour la transfigurer en une prise de parole la plus individuelle, la plus imprévisible possible. Il y a enfin ceux qui jouent... jazz, transitivement, directement. Sans l'ombre d'un doute. Pour les reconnaître, quelques notes suffisent. Dès qu'ils jouent, on sent, on sait qu'il y a de la musique en eux. Pas besoin de longs discours pour se fier à cette espèce d'évidence immédiate qui nous fait comprendre que le jazz est là. A preuve ce disque arrivé un jour par hasard par la poste pour avis. Le pianiste est inconnu. Faute de temps, on tarde à écouter l'album. L'intéressé téléphone, s'impatiente et insiste. Devant tant d'obstination passionnée, on s'oblige enfin à écouter la musique. Et, tout de suite, l'évidence éclate: "Voici un pianiste qui joue jazz".

Pascal Aquetil

Não se pode aplicar este pequeno texto a todas as áreas da criatividade artística?



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